Dimanche 15 et lundi 16 avril. Toute l’équipe se rejoint sur le site du circuit Bugatti sous un soleil radieux et pas si courant que ça en cette saison au Mans : tant mieux ! Ceux qui n’étaient pas aux pré-mans en profitent pour faire connaissance avec la toute nouvelle 1000 GSX-R K7 Superproduction préparée par Guy et David, nos deux mécanos de choc.
Mardi 17. Toujours cette météo de folie et que l’on nous annonce pour toute la semaine, course comprise ! Va falloir sortir la crème…. Premiers essais libres, la moto a du potentiel mais nous sommes encore loin du réglage châssis idéal. Beaucoup de travail en perspective Mais nous sommes confiants car nous connaissons la valeur de nos pilotes ainsi que les capacités de l’équipe technique à leur préparer une moto aux petits oignons au fil des tours. Du côté pneus, Dunlop a apporté beaucoup de modifications aux carcasses et gommes cet hiver et un gros travail s’engage entre Bastien, le responsable pneus, Yannick le team manager, et notre conseiller chez Dunlop pour apprendre en cours accélérés tout ce qu’il faut sur cette nouvelle collection printemps-été ! Difficulté supplémentaire, surtout lorsque l’on doit régler un châssis nouveau. Qu’importe, Olivier le chef de stand coache les mécanos et les pilotes pour le travail sur le châssis et Yannick, team manager, dirige le travail sur les pneumatiques et la stratégie générale des essais et de la course. Cette complémentarité va être à l’origine de grosses avancées dans la semaine.
Mercredi 18. Les essais libres, et les progrès, se poursuivent. La présentation des motos aux vérifications techniques est toujours un moment d’aboutissement du travail hivernal.
Jeudi 19. La journée de folie pour tous. En effet, c’est le vrai début des 24 Heures ! Briefings en tous genres et surtout essais qualificatifs précédés et suivis d’essais libres diurnes et nocturnes. Grosse journée de 8H à 22H30, où l’erreur n’est pas permise. Malgré tout, nous sommes sur la bonne voie, nous classant dans le premier tiers sans chercher l’exploit. C’est de bon augure pour le lendemain et cela confirme le chemin tracé par l’équipe mécanique.
Vendredi 20. Deuxième séance qualificative: tout se passe comme prévu et grâce à la moyenne des trois pilotes, nous sommes placés 20èmes sur une grille de départ issue d’un plateau qui n’a jamais été autant relevé que cette année (Cardoso, De Carolis, Smrz, sont autant d’avions de chasse venus nous rejoindre !). Les deux heures de présentation au public qui suivront nous permettent de voir que la côte de popularité de l’équipe sapeur-pompier est toujours aussi phénoménale : épuisant mais encourageant !!! Merci à tous !!!
Samedi 21. Ca y est, c’est le grand jour,15h, Stéphane prend le départ pour quelques dixièmes de secondes d’avance aux qualif’ sur David Brière. C’est la règle chez nous, le plus rapide prend le départ. Comme d’habitude, Stéphane maîtrise cet exercice et s’envole bien, évitant le piège des premières chutes. Les relais s’installent et la 18 montent dans le classement grâce au bon travail des pilotes bien sur, mais aussi sur la base d’une stratégie audacieuse mise en place par Yannick, le team manager, rivé à ses écrans de contrôles et plongé dans ses calculs. Si vous ajoutez à cela une équipe de stand affûtée, c’est un régal !
Dimanche 22. Au fil des relais, l'on s’aperçoit que quelque chose cloche dans les consos (David a failli tomber en panne d’essence..), et Olivier entend un bruit suspect lors d’un arrêt….. et, alors que nous étions en 7ème place au général, Stéphane rentre au stand avec une moto « qui n’en veut plus » : stupeur !!! Après rapide inspection, il s’avère que notre ligne Devil a laché !!! Arrrgh ! Changement du « Y » au stand, 4 tours perdus !!!! Nous repartons à l’assaut, dépités et un peu en colère après cette panne dont la cause est extérieure à la compétence de l’équipe………….
La course reprend donc mais la victoire en superproduction semble s’éloigner….snifff !
C’est sans compter sur la pugnacité de cette équipe si singulière ! Au fil des tours, de la stratégie toujours aussi agressive, des pilotes qui s’accrochent et qui font une super nuit, la 18 remonte petit à petit et profite d’une chute de la numéro 6 pour reprendre le commandement de la catégorie superproduction, prise en chasse par la Phase One endurance superbike qui mettra plus de 5 heures à nous passer…
Notre challenge du jour: les Suzuki enlèveront tous les tableaux pour fêter les 30èmes 24 heures moto !
Et à 15h, c’est dans une joie indéfinissable que nous voyons la Suzuki rouge passer la ligne en 10ème position, emportant par là même la victoire superproduction !!! Une victoire au Mans, c’est un grand moment, récompensant le travail de toutes et tous, quelque soit son rôle dans l’équipe car ils sont tous très importants.
Nous l’avons fait, enfin……
Un grand merci à tous ceux qui ont cru en cette équipe et qui l’ont prise au sérieux quand d’autres doutaient......
Merci également à tous nos partenaires, du plus modeste aux plus important car sans eux, les sports mécaniques et notre structure ne seraient pas là.
Merci à tous les bénévoles et en particulier les commissaires, des passionnés qui sont aussi nos anges gardiens. Clin d’œil à Alban pour ses avis de commissaire technique et sons sens de la pédagogie.
Merci à vous tous qui nous suivez et nous soutenez car c’est également vous qui faites la course.